Un nain + une elfe = Une Boumbette!

Ici chaque semaine (enfin c'est le plan), le blogroll de la semaine (puisqu'on vous le dit), des infos sur l'art d'être maman, des anecdotes de Boumbette ou de sa maman et des surprises!

13 décembre 2010

Un asticot géant? Non, non, un bébé emmailloté...

emmaillotageMaintenant que les nuits de Boumbette s'améliorent (enfin ça dépend des nuits quand même, c'est pas la fête du slip non plus), je peux repenser à ses premières belles nuits... Ces belles nuits auxquelles nous avions goûté avec délectation et dont le départ nous avait attristés (très très beaucoup même). Et oui parce que Boumbette, avant de décider que la nuit c'était un bon moment pour renouer avec ses parents, s'était mise à faire des nuits quasi complètes du haut de ses 1 mois. (Une nuit quasi complète dans mon langage c'est une nuit où le bébé se réveille mais seulement pour grailler par exemple et une fois le gosier plein back to dodo direct et pas une nuit où après le bib on se lance dans des vocalises et des pas de danse à la Stayin Alive. Si vous voyez ce que je veux dire.) Et je tiens pour responsable de la qualité de ces nuits notre couverture Miracle de Redcastle. (J'attribue le mérite de ces nuits à la technique de l'emmaillotage et pas spécifiquement à RedCastle (mais si le service client de RedCastle veut me faire tester des produits, y a pas de soucis je suis preneuse).)

Alors l'emmaillotage c'est quoi? Je vous laisse vous référer à Parents par exemple pour une explication détaillée mais je vous donne ma version abrégée.

Pour qui?
L'emmaillotage, à mon sens, c'est bien pour les bébés comme le mien: les petits excités des membres qui se balancent des uppercut (oui oui à eux mêmes) et ce même la nuit. Donc nous on avait une Boumbette qui était sur le point de s'endormir (après moult efforts de ses parents méritants) et dont les bras commençaient tout d'un coup à s'agiter comme s'ils étaient dotés d'une vie propre. Et bizarrement, ça l'empêchait de s'endormir. Incroyable non?

Comment?
Pour remédier à ce problème d'auto mutilation du nourrisson, on peut investir dans une couverture faite exprès (comme celle que j'ai indiquée plus haut) ou utiliser une couverture assez grande en coton (ici une explication drôle du comment faire). Moi je suis pas douée de mes mains (ou plutôt paresseuse) donc j'ai pris une couverture faite exprès, c'est plus facile (et ça laisse la possibilité au papa de Boumbette - qui n'a d'ailleurs toujours pas de surnom sur ce blog, j'attends vos propositions - d'emmailloter lui aussi sa fille).
Il s'agit de tenir le bébé allongé et avec les bras allongés le long du corps sans bouger pendant un peu moins d'une minute, autant vous le dire tout de suite, avec un bébé boxeur/danseur c'est pas évident les premières fois mais ça vient vite.

Pour quel effet?
Au début le bébé peut pleurer encore plus fort vu qu'on le torture (surtout si c'est le papa qui le fait, avec sa délicatesse légendaire). Mais assez vite il se calme et, ne pouvant plus se mettre des coups dans le pif à l'aide de ses appendices latéraux, s'endort. Et c'est là que la couverture que j'ai achetée réalise sa promesse parce qu'à mon sens ça tient du miracle. En plus, si ton bébé se réveille parce qu'il a faim, plus de problème pour le rendormir. Enfin le mien en tout cas. A croire que l'effet cocon est efficace.
Bon ensuite ça donne un look d'asticot je trouve, surtout quand le gnome a faim. Il y a également des gens (je pense notamment à mon beau frère là - salut beau frère) qui trouvent que c'est une pratique limite barbare parce qu'on prive de liberté l'enfant (à mon avis mieux vaut ça que nous priver collectivement de sommeil, c'est meilleur pour sa santé). Il faut aussi bien avoir à l'esprit que l'emmaillotage n'a qu'un temps, une fois le bébé à 12-14 semaines, c'est fini (enfin à partir du moment où le bébé a compris que c'est lui qui bouge ses bras et que c'est pas des aliens). Donc nous quand Boumbette nous a fait une rechute de réveillite nocturne on n'a pas ressorti la couverture, pour cause de bébé trop grand.

Vous en savez maintenant autant que moi sur l'emmaillotage (ce qui ne vous amène pas forcément loin, j'en suis consciente). Et vous qu'en pensez vous? L'utilisez vous? 

Posté par MamandeBoumbette à 14:00 - De l'art d'être oune mama - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

    Liberté ?

    Au delà de l'emmaillotage, c'est un problème plus global qui se pose : peut-on, doit-on décider pour autrui sans son aval ? D'aucuns répondront qu'il n'y a pas débat, et que le fort impose son point de vue et basta. La faible, l'idiot, le discret ou le passif n'auront qu'à la fermer, et suivre le mouvement.
    Et bien en effet, cette attitude de chefaillon m'horripile au plus haut point, je l'avoue bien volontiers. Entendons-nous bien, ce n'est pas le fait d'imposer qui me gène, mais de le faire sans le consentement du concerné. Par exemple, au travail, il y a des règles du jeu : tu bosses comme un fou, t'es payé. Tu le sais. Si ça ne te convient pas, libre à toi de choisir une autre voie. Dans ce cas, je n'ai que peu de scrupules à fouetter mes subordonnés. En revanche, le marmot lui, n'a pas choisi d'être là. Et pourtant, on impose à tour de bras : tu mangeras ceci, tu 'habilleras comme cela, tu étudieras ceci et tu fréquenteras ceux-là. Le tout, en profitant de sa situation de supériorité parentale (force physique, autorité, emprise psychologique, logement, argent, etc.) Est-ce un mal, un bien ? Je n'aurai pas l'arrogance de trancher. Cependant, mon ressenti personnel, c'est qu'une vie est courte : chacun devrait pouvoir la vivre comme bon lui semble. Liberté chérie.
    Cette ambivalence se retrouve à de nombreux niveaux, depuis l'animal domestique, à la merci de son "propriétaire" ("détenir" une vie... arg), jusqu'à l'électeur, ou le citoyen. Un argument classique est de dire que le concerné n'a pas la capacité à juger. Je répondrais, "et alors" ? Emmailloter un bébé en expliquant que c'est pour le bien commun, c'est la même démarche que d'inventer des armes de destruction massives pour démarrer une guerre. Le peuple n'a certes pas (en moyenne) les capacités à juger de l'opportunité d'une action militaire ou pas, donc puisqu'on a un objectif, on l'impose via quelque argumentaire, et basta, peu importe l'avis des concernés de tous bords. Ca me fait aussi penser aux poulets élevés en batterie : coupons leur le bec et taillons leur les pattes. C'est pour ne pas qu'ils se blessent entre eux voyons, c'est pour leur bien ! Leur bien ! Mais puisqu'on vous le dit !
    Peut-être que l'emmaillotage est efficace. Ca m'importe peu, en fait. Ce que je constate, c'est que l'Humanité a pris la sale habitude de faire ce qui l'arrangeait, au mépris du reste. La puissance ne fait pas raison.

    Posté par Le beau-frère, 18 décembre 2010 à 18:34
  • Précision

    La position que j'expose précédemment n'est en aucun cas une charge contre l'auteur de ce blog : je ne faisais que profiter du sujet pour dériver sur une réflexion générale sur l'Humanité. Les débats philosophiques n'ont peut-être pas leur place sur des blogs sympathiques et humoristisques : désolé si j'ai pu heurter certaines sensibilités. Ja referé pu.

    Posté par Le beau-frère, 18 décembre 2010 à 19:37
  • Je pense que le problème soulevé n'a pas beaucoup de rapport avec le billet.
    Même si je reconnais que je fais très souvent ce qui m'arrange avec mes enfants, sans aller jusqu'à imposer quoi que ce soit, mes deux ainés finissent souvent en "roue libre" pour que j'ai la paix... ça évite aussi de se battre avec eux pour obtenir quelque chose (ne serais-ce que le silence quand j'ai mal à la tête - oui je les laisse mettre le bazar partout tant qu'ils ne crient pas)
    Pour le dernier (comme les précédents d'ailleurs), je l'emmaillote. Ce n'est pas pour avoir la paix, c'est principalement parce que ça le calme. Ayant toujours vécu dans un univers clos et "contenu", il recherche à nouveau des limites un fois né (il n'y a qu'à voir les mouvements réflexes qu'un bébé a quand il est allongé sur le dos en totale "liberté" alors qu'il dort : c'est ceux de la chute, les mêmes qui nous réveillent de peur quand nous rêvons que nous tombons)
    Si je l'emmaillote donc, c'est pas uniquement pour être tranquille (ok, ça à aussi cet avantage) mais c'est surtout pour éviter qu'il ne pleure (=stress pour lui surtout = insécurité/difficulté à se construire sereinement). Parce qu'il ne peut pas être à bras 24h/24 (et qu'il arrive qu'il ne soit pas bien à bras et préfère l'emmaillotage)
    Le problème est surtout l'image de l'emmaillotage à la russe (le bébé qui ne peut pas bouger ou se sortir de là, à la limite de la coupure de circulation sanguine... là c'est quand même autre chose), mais la couverture miracle, c'est juste un moyen de créer une limite souple, le bébé peut bouger également.

    Quant à dire qu'il n'a pas voulu être là et qu'il subit TOUT ce que ces parents veulent, c'est vraiment réducteur. Certes, il n'a pas demandé à venir au monde mais la vie est une contrainte, quelque soit l'âge. Il n'est pas question d'abandonner le bébé dans un transat musicale/balancelle/lumineux (ça existe), juste d'apaiser une peur (le vide). La couverture miracle ne fonctionne que parce que cela convient au bébé et donc qu'il accepte la situation, qu'il donne son consentement implicite et silencieux (c'est loin d'être de la résignation car un bébé ne se résigne pas si facilement, je dirais presque hélas quand on manque de sommeil et qu'on a les seins presque en sang à force de lui donner...)

    Un bébé emmailloté qui veut ABSOLUMENT être à bras/manger/changer sa couche/voir le paysage/se balader le fera savoir d'un manière très claire et fort bruyante ! (ma sensibilité n'a pas été heurtée, c'est un débat intéressant )

    Posté par Paumadou, 18 décembre 2010 à 20:29
  • Oui, je concède volontiers que je me suis éloigné du sujet. Cela étant, en tant que non-parent, le concept d'emmaillotage me laisse franchement dubitatif. Evidemment, c'est toujours facile de parler en théorie, et il est fort possible que j'agisse de manière similaire si je devais me retrouver un jour devant la situation réelle.

    Ce qui me donne le plus à penser, c'est cette histoire de limite : que peut-on, doit-on se permettre en tant que parent ? Vous l'aurez compris, je suis un fervent défenseur des libertés individuelles, y compris pour les petits, les faibles, et les idiots. Or, un enfant, c'est un peu tout ça à la fois Pourtant, j'ai le sentiment qu'être parent, c'est par définition aller à l'encontre de ce principe : il faut éduquer, inculquer des valeurs, des modes de pensées, et qu'on le veuille ou non, ça finit forcément par façonner l'enfant dans une direction qu'il n'aurait pas nécessairement suivie par lui-même. L'emmaillotage est évidemment anecdotique dans ce contexte, mais n'en demeure pas moins symbolique : l'enfant ne sait pas gérer un problème, on le gère pour lui. C'est déjà une première leçon de la vie, qui participera à son échelle à l'élaboration du mental de l'individu.

    Tout ça pour dire qu'à lire vos différents blogs, et de par mon expérience personnelle en tant qu'ex enfant, j'ai le sentiment qu'être parent, c'est par définition faire de l'ingérence physique et mentale dans la vie d'un individu hautement influençable, et qui vous admire de surcroit. Sur un plan strictement personnel, cette contradiction est un frein majeur à toute envie de procréation. Pourtant, les couples que je connais semblent ne même pas se poser la question, et pondent à tour de bras. Inconscience, désinvolture, arrogance, phéromones, instinct parental exacerbé, accident de contraception, envie de jouer à la poupée grandeur nature, peur de se retrouver seul étant vieux, autre ? Créer la vie et l'emmailloter, ça me fait un peu penser au Pr. Frankenstein qui mettrait des menottes à sa créature, parce que sinon, elle détruit les alambics et elle se blesse sur les éclats de verre. We don't need no eduction, we don't need no thought control.

    Posté par Le beau-frère, 19 décembre 2010 à 00:02
  • Si jeune, c'est sur que c'est dur de le laisser gérer un problème seul. Mais à chaque âge sa capacité.
    Ca dépend des parents evidemment, mais je sais qu'un enfant est très tôt amené à devoir gérer les problèmes, les conflits et le respect de la liberté des autres (garante des siennes). Si effectivement dès qu'il y a un problème, c'est l'adulte qui le règle, l'enfant restera cloisonné dans le rôle qu'on lui assigne. L'idée de la poupée m'amuse : je n'ai jamais joué à la poupée avec mes garçons, je n'aime pas les "bébés" inactifs, jouer à la maman comme je pouvais le faire petite, les enfants m'intéressent à partir du moment où ils interagissent avec les autres, où ils montrent qu'ils sont des personnes à part entière (et ça commence tôt si on veut bien le voir !)
    Mais à partir du moment où on regarde l'enfant comme un adulte en devenir, à lui montrer comment régler un conflit, une situation, on ne l'enferme pas.
    J'ai toujours trouvé dommage qu'un enfant de 8-9 ans aillent se plaindre à ses parents de l'attitude d'un camarade : à cet âge là, il devrait avoir appris à gérer un conflit d'une manière "pacifique" (je dirais pas adulte parce que certains adultes règlent les conflits en gueulant ou tapant...) mais le rôle qu'on leur assigne est "enfant".

    Il faudrait que les parents "accompagnent" l'enfant, sans intervenir si ce n'est pas nécessaire. L'aide à grandir (j'aime bien le verbe anglais grow, c'est exactement ça : planter/laisser pousser/aider à grandir plutôt que le français éduquer qui est très directif et interventionniste)

    Les théories de John Holt (le théoricien de l'éducation, pas le chanteur de raggae) sur l'apprentissage des enfants et surtout la non-éducation sont vraiment très instructives : laisser l'enfant apprendre et grandir en liberté, c'est le meilleur moyen pour qu'il devienne un adulte épanoui.

    Mais pour beaucoup de personnes, être parent, c'est reproduire le modèle qu'on a eu, c'est à dire faire la même chose que ces propres parents (en mieux évidemment, on a toujours des choses à reprocher à ses géniteurs). Peu se posent des questions sur la manière d'élever un enfant (élever et non éduquer/dresser... ). C'est dommage

    Posté par Paumadou, 19 décembre 2010 à 20:47
  • Joyeux noel

    Casa

    Posté par Casa Dolce Casa, 24 décembre 2010 à 06:50

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